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 Chroniques de Guerre

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Zennosuke Katashi
Chuunin de Kiri
 Chuunin de Kiri


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MessageSujet: Chroniques de Guerre   Jeu 10 Fév - 12:34

Chapitre I : Un rendez-vous avec la mort







~ FLASHBACK ~






Un grésillement se fit entendre faiblement dans la nuit qu’éclairait seul l’astre lunaire. Dans cette forêt sur le grand continent, quelque part du côté de la frontière d’Otogakure no sato, allait se dérouler sous peu un évènement classique en ces temps de guerre…

« Tschhh. La formation est en place, on peut lancer l’assaut. Tschhh. » Fit une voix quasi mécanique dans noir.

« Tschhh. Ok. Deux maîtres mots : Efficacité et Rapidité ! Zenno, Ringo, Buu, plongez-les dans un monde irréel ! Tschh. » fit alors une voix grave et ferme.

« Yosh !!! » répondit, d’une voix calme, celui qui devait être Zenno.

Ce dernier, accroupit derrière les feuillages abondants d’un arbre, visualisait, de sa cachette dans les hauteurs, la scène qu’il avait sous les yeux. Un groupe de garde en faction devant un campement ennemi. Il y avait là, d’après les rapports des espions, pas moins de 35 ninjas du son ; des chuunins et jounins pour la plupart. Il faisait très tard, dans les environs de 4 heures du matin. Une attaque coordonnée d’envergure allait avoir lieu ici même contre les shinobis d’Oto. Ces derniers depuis trois semaines avaient été la cause de nombreuses pertes dans le camp de Kiri. C’était une escouade dont les membres étaient spécialisés pour la plupart dans le combat rapproché. Leur dernier méfait, deux jours avant, avait conduit au trépas de pas moins de 60 kirijins. Le Conseil, organe régnant sur le village de la Brume en ces temps de guerre, avait décidé alors d’éradiquer ce fléau par une attaque surprise de nuit. Les membres du Conseil voulaient profiter de l’absence du général Oguchi d’Oto coordonnant les mouvements et attaques de ses escouades dans ce secteur de combat, pour affaiblir son armée. Les espions avaient fait leur part du boulot, des informations précises avaient été révélées. Il était temps à présent que les soldats fassent le leur et que soient vengés leurs frères d’armes morts au combat.

Zennosuke dénombra 5 gardes en faction. Ils gardaient les 6 grandes tentes qui constituaient le campement ennemi. Des pièges avaient été installés tout autour dudit campement. Les kirijins s’y attendaient. Et leurs craintes avaient été précisées par les rapports espions. Les zones piégées se trouvaient tout autour du campement sur une zone de 25 mètres. Il s’agissait de pièges au sol pour la plupart : des mines. Seule une légère bande de terre n’avait pas été piégée. Et ceux de Kiri ne savaient pas quelle était sa taille et encore moins son emplacement exact. En outre, les chefs de guerre du village de la brume chargés de ce secteur étaient presque unanimes sur le fait que des barrières de détections avaient été placées tout autour du campement sur le rayon au moins équivalent à celui des pièges disposés. Si c’était le cas, il allait falloir faire sans. On ne pouvait supprimer ce périmètre de détection qu’une fois dans le campement. Si d’aventure un ninja de Kiri arrivait à s’y introduire, l’alerte serait donnée immédiatement. Les consignes étaient donc simples : éviter les pièges extérieurs, entrer et profiter des illusions d’optiques lancés par 3 utilisateurs de genjutsu kirijins pour faire un maximum de morts dans le camp ennemi avant qu’ils n’aient le temps de préparer leur défense.



Zennosuke composa une série de signes. L’illusion qu’il devait créer lui avait également été dictée. Lui et deux autres kirijins de leurs positions avancées devaient faire croire aux gardes des portes que visiblement rien n’avait changé. La seule chose qu’ils allaient voir était l’arrivée d’un ours affamé au point opposé d’où allaient s’infiltrer les ninjas de Kiri. Et c’est ainsi que se passèrent les choses. Le signal d’assaut fut donné par cri de hibou dans la nuit, lorsque le troisième kirijin adepte de genjutsu eut créé l’illusion de l’ours affamé. Alors que les gardes se dispersaient dans le camp pour aller venir à bout de l’ours –qu’ils étaient les seuls à voir et à entendre - qui approchait des pièges qu’ils avaient installé, quelques ninjas de Kiri surgirent hors des fourrés pour créer des ponts de glace par lesquels les troupes allaient passer pour s’introduire dans le camp et éviter les pièges au sol. Le bruit résultant de la création des ponts de glace était masqué par celui des hurlements de l’ours en furie. Cela faisait partie du plan. Les gardes n’y verraient que du feu, eux qui étaient pris dans le genjutsu visuel et auditif. Néanmoins, certains ninjas d’Oto à l’ouïe fine entendraient certainement les bruits suspects. Ceux de Kiri espéraient que ces derniers n’auraient pas le temps de réaliser qu’une invasion était en cours.

Et ce furent donc 15 kirijins qui s’infiltrèrent à la vitesse de la lumière dans le campement. Les 5 gardes, avaient même d’avoir compris que les légers bruits de pas qu’ils avaient entendu était le signe de l’attaque de l’ennemi, étaient tombés au sol décapités par une main qu’il ne leur serait jamais donné de voir. A leur cri de surprise funeste, allié au cri d’alerte des ninjas sensoriels d’Oto, l’ennemi de Kiri se réveilla. Le camp s’embrasa dans un déchainement de violence inouï. L’effet de surprise avait été de courte durée, de bien plus courte durée que ne l’avaient escomptés les stratèges de Kiri. Seuls 6 ninjas d’Oto avaient trouvé la mort pour l’instant et les 15 de Kiri étaient à présent aux prises avec près d’une trentaine de ninjas d’Oto. Les shurikens fusèrent dans tous les sens et les kunais s’entrechoquaient dans une symphonie mortelle que seuls étaient prêts à l’action eurent le plaisir de jouer durant les première minutes de combat. Sous l’effet de jutsus Katon, les tentent s’embrasèrent piégeant par la même occasion certains ninjas du son. C’était en tout cas ce qu’espéraient les Kirijins. Dans l’immédiat, hors des tentes, 4 autres ninjas d’Oto tombèrent tandis que des blessés à terre de tout bord se signalaient déjà ci et là par des hurlements qui laissaient à deviner les souffrances dans lesquelles ils se trouvaient.




De son poste d’observation, Zennosuke décida de se lancer. Il retira de son fourreau le ninja-tô qui n’avait cessé de l’accompagner dans cette guerre depuis le début. Son pied gauche foula légèrement le pont de glace tandis qu’il sautait pour tomber directement à l’intérieur du campement. Les éléments se déchaînaient sous ses pieds. Du suiton en quantité, du doton, du katon… Tout ceci aurait été magnifique s’il ne s’était pas s’agit d’une bataille, d’un combat dont seule la mort allait sortir victorieuse. Et ses pieds heurtèrent le sol, ses genoux fléchirent lui conférant une position accroupie à l’atterrissage. La danse pouvait commencer… A sa droite, un des siens était aux prises avec l’ennemi, sur sa gauche, c’était la même chose, à la différence que l’ennemi lui montrait le dos. Ce n’était pas de chance pour ce dernier. Tenant fermement son arme, Zennosuke d’un bond se propulsa dans le dos du ninja d’Oto et d’un geste résolu fit jaillir le sang du cou de ce dernier. La tête du ninja d’Oto roula sur le sol alors que son corps, prit de spasmes convulsait debout en marchant d’un pas hasardeux. C’était ça la guerre. En réalité, dans la mêlée, ce n’était pas les meilleurs qui s’en sortaient, mais uniquement les plus chanceux. Le regard du chuunin croisa celui de la kunoichi à qui était venu en aide et tous deux se lancèrent dans la bataille d’un mouvement décidé. Il s’agissait à présent de ne pas penser, de faire le vide et de se battre. Trancher encore et encore tout ce qui était à portée : un bras, une jambe, une cheville… Il fallait blesser l’ennemi quand on ne pouvait l’abattre directement. Et surtout, il fallait constamment rester sur ses gardes pour ne pas recevoir le châtiment que l’on infligeait aux autres.

Et la danse funèbre continuait, rythmant les sons lourds des corps qui heurtaient le sol. Les oreilles des combattants bourdonnaient de l’ardeur de la bataille, augmentant leur folie guerrière. Zennosuke avait déjà abattu deux ninjas d’Oto... Il s’apprêtait à lacérer l’abdomen d’un troisième lorsque sur sa droite, il sentit fondre sur lui une chose. Un léger coup d’œil en direction de la chose en question lui permit in extremis d’éviter un shuriken qui était destiné à se ficher dans son cou. L’objet de mort lui déchira néanmoins la joue faisant gicler le sang du chuunin. Une grande douleur à l’endroit atteint fit comprendre au jeune Katashi, qui n’avait pas saisit sur le coup qu’il avait été touché, qu’il saignait. C’était là une très mauvaise chose. Il ne fallait surtout pas être diminué physiquement, c’était la pire des choses qui pouvait lui arriver sur un champ de bataille. Le ninja qui lui avait lancé le shuriken, objet de tous les maux à venir dont il ne se doutait pas à cet instant précis, fonçait sur lui armé d’un katana. Celui qu’il comptait vider de ses boyaux en fit de même. Il se retrouvait en l’espace d’une seconde avec deux ninjas d’Oto sur les bras.



*Et merde !* pensa t-il alors qu’il sortait d’un geste vif trois shurikens de sa main gauche qu’il envoya dans la direction de l’ennemi le plus proche, celui qui avait failli être vidé de son système digestif. Ce dernier avec une rapidité fulgurante effectua un salto avant, évitant par le même coup les petits objets métalliques, et, Katana en avant, il tenta de transpercer le chuunin de Kiri d’un geste latéral alors qu’il se trouvait encore en l’air. C’était sans compter avec l’esprit combatif de ce dernier. Au moment où il s’apprêta à abattre le katana pour trancher le jeune Katashi, il vit scintiller dans la nuit des aiguilles. Il n’eut guère le loisir de les esquiver, étant trop proche de son adversaire, et dut donc se résigner à assister en spectateur à sa mort programmée. Les aiguilles en questions se fichèrent directement dans son cou bloquant sa respiration et lui coupant le souffle. Prit par la douleur, la puissance du coup qu’il voulait porter en fut réduite au quart. Un dernier regard sur son adversaire lui permit de constater que ce dernier fondait sur lui tel un aigle sur sa proie. La course de sa main qui décrivait un arc de cercle du haut vers le bas fut stoppée et même ramenée vers le haut. Le geste eut pour effet de ramener sa main sur les aiguilles dans son cou, enfonçant plus profondément par la même occasion ces dernières alors qu’il lâchait un son guttural qui retraçait toute l’ampleur de la douleur à laquelle il faisait face. Pour clôturer le tout, il sentit une lame lui transpercer le ventre. Le chuunin avait finalement réussi à l’atteindre là où il avait escompté le faire il y avait moins de deux minutes…

Sans plus se préoccuper du ninja qu’il venait de tuer, Zennosuke reporta son attention sur le ninja qui arrivait sur sa droite. Ce dernier durant l’assaut qu’il avait mené contre son frère d’arme, en avait profité pour stopper sa course. Surement surpris par la vitesse et les talents cachés du chuunin, il décida de changer de tactique. Il effectuait à présent une série de mudra qui au moment précis où il s’arrêta déclencha sous l’œil médusé du chuunin une technique Katon dont l’ampleur et la vitesse ne cessait d’augmenter. Zennosuke plus par réflexe qu’autre chose, eut tout juste le temps de se servir du corps du ninja qu’il venait de tuer comme rempart à la technique de feu. C’était tout ce qu’il avait trouvé sur le coup pour se protéger. Action risible comparé à la puissance de la technique. Et c’est quasiment une torche humaine, s’embrasant progressivement secondes après secondes toujours plus, qui alla heurter le sol. Prit de douleur, le chuunin hurlait à la mort en se roulant sur le sol. Les flammes avaient atteint ses épaules et ses avant bras de même que ses cuisses. La chaleur devenait étouffante, la douleur indescriptible. Il ne dut son salut qu’à la rescousse d’un kirijin qui avait effectué une technique doton et l’avait enseveli dans le sol, étouffant par la même occasion les flemmes. C’en était moins une. Le coup du sort venait de lui préserver ses chances de survie sur ce champ où la mort était la seule issue certaine.

*Il n’y aura pas de survivants* se remémora t-il pensant aux paroles du chef d’escouade, alors qu’il savourait un court moment de répit dans cette lutte acharnée que menaient tous ceux restés à l’air libre.

Haletant, le chuunin reprit tant bien que mal ses esprits. Il avait mal partout et semblait recouvert de sang. Le sien, à n’en pas douter, combiné à celui du ninja d’Oto qui lui avait servi de bouclier. Un regard sur ce dernier lui fit comprendre l’ampleur des dégâts auxquels il aurait dû faire face : c’était à présent un tas de chair difforme, calciné, qui lui faisait office de corps. Le ninja d’Oto avait, en effet, encaissé les trois quarts de la technique Katon et Zennosuke n’avait eu à souffrir en grande partie que de la chaleur; mais c’était déjà un supplice d’une douleur atroce qu’il n’aurait pour rien au monde voulu ressentir à nouveau. La frénésie du combat qui était en lui depuis qu’il avait tranché la première tête dans ce campement avait laissé place progressivement à un sentiment de peur qui gagnait son être. Il ne voulait plus se battre. Il avait mal partout. Il se sentait en sécurité ici, enfermé dans ce dôme de terre. Hors d’atteinte de ce ninja d’Oto aux techniques katon… Tentant de se relever, il posa un genou à terre. Il était bien ici, il est vrai, mais il se trouvait que ce ne serait pas intelligent de sa part de rester. Il le savait pertinemment. Qui sait ce qui se passait dehors ? Il lui fallait sortir et trouver le moyen d’échapper à cet homme qui assurément allait chercher à le tuer s’il était encore toujours en vie. Zennosuke se sentait faible, diminué. Et il savait que trop bien que les chances qu’un blessé puisse survivre à une bataille étaient infimes. Surtout si ce blessé était poursuivi par un homme qui en voulait à sa vie. Mais il avait encore une chance de s’en sortir. Il lui restait à prier pour que le kirijin qui lui était venu en aide ait réussi à tuer le ninja d’Oto…



Au moment même où il pensait à cela, son abri fondit dans un bruit de chute de terre assourdissant. Là, devant lui, le kirijin qui lui avait sauvé la vie, mordait la poussière transpercé par le katana que tenait l’homme aux techniques Katon. Sur le visage de ce dernier, on pouvait lire la haine… Une haine sans bornes. On aurait dit que par la puissance de son seul regard le ninja d’Oto était capable du pire. Ayant remarqué l’expression du visage de son adversaire, le chuunin de Kiri recula d’un pas prit de panique, totalement effrayé. Au contact du sol, son pied se mit à trembler et avec lui tout son corps. Il avait peur, il avait peur et il le laissait transparaître ! S’il ne fuyait pas, ce n’était à cause du fait qu’il lui restait quelque once de courage, non, c’était tout simplement parce qu’il n’en n’avait plus les capacités.

« Celui que tu viens de tuer, ninja de Kiri, celui là que tu as utilisé comme bouclier pour te protéger de mes attaques, C’ETAIT MON FRERE !!!! » dit lentement au début et en hurlant en prononçant les trois derniers mots, le ninja d’Oto. La haine émanait à présent de son être, et semblait faire vibrer l’air ambiant même tout autour de lui. Cela se sentait… Avec la vitesse qui le caractérisait, le ninja d’Oto fondit littéralement sur Zennosuke. Tétanisé par la peur et bien trop affaibli pour pouvoir réagir, le jeune Katashi se vit propulser dans les airs par un coup de pied venus du bas à une vitesse vertigineuse. Sa mâchoire émit un craquement sinistre sur le coup tandis que du coin de sa bouche coulait du sang. Ce n’était pas fini… Alors qu’il se trouvait encore en l’air sans défenses, un deuxième coup de pied vint le heurter par le dos et le porter plus en hauteur. Puis le ninja d’Oto en virevoltant sur lui-même dans les airs fit une boucle complète et envoya un puissant coup de pied dans l’abdomen du chuunin en hurlant « SHISHI RENDAN ! ». La force de l’attaque envoya Zennosuke heurter le sol à la vitesse d’un missile. Le contact avait la terre lui fit lâcher un hoquet de sang et ses yeux s’écarquillèrent sur le coup de la douleur. Il était à présent comme paralysé. Il lui semblait ressentir chaque parcelle de son corps, chaque organe, chaque cellule… Le plus petit mouvement lui était impossible. Et il avait un de ces mal de crâne !!! Il écouta le battement de son cœur qui envoyait à intervalles rapprochés quantité de sang des ses tempes. De sa vie, il n’avait était aussi mal. Même lors de ce test d’entrée dans le clan Kyuusuisen, il n’avait eut à souffrir autant. Et cette peur qui le tétanisait… Il se sentait sans défenses, tel un ver de terre que l’on aurait sortait de son habitat naturel.

« Tu crois que j’en ai terminé avec toi ? Tu te leurres petit ! Avant de te laisser rendre l’âme, je te ferais entrevoir l’enfer ! » Dit alors le ninja d’Oto qui était apparu à côté de lui. Sa voix laissait échapper toute la haine qu’il ressentait pour ce ninja de Kiri qui avait osé mettre fin à la vie de son frère. Le cynisme de ses propos firent accélérer les battements du cœur du chuunin. Le ninja d’Oto souleva Zennosuke qui se laissa dérober du sol, impuissant qu’il était face à ce qui allait advenir de lui. Tout autour d’eux, les combats faisaient rage. Les râles des ninjas tombés, à la porte de l’agonie accentuèrent la frayeur qu’il ressentait à ce moment là. C’était une chose épouvantable que de se savoir mort avant même de l’être ; de se savoir fini parce que son corps était inapte au combat, parce qu’on était tombé sur un ennemi plus coriace que soit… Et le ninja d’Oto joignit la parole à l’acte. Il sortit un kunai de son hoslter de la main gauche. Sa main droite tenait fermement le chuunin par le col. Ce dernier était soulevé en l’air comme un vulgaire chiffon, une poupée sans vie. Il était les bras et les pieds pendants vers le sol. A trois reprises le métal froid du kunai du ninja d’Oto se planta dans la chair du chuunin, farfouillant dans tous les sens le système digestif du jeune Katashi. A trois reprises il crut mourir tellement la douleur était intense. Il n’avait même plus la force de crier Sa bouche grande ouverte n’émettait aucun son. C’était comme si son âme l’avait déjà quitté… Son regard à présent flou se perdit une dernière fois sur les kirijins. Ceux qui se battaient encore contre l’ennemi. Beaucoup étaient tombés visiblement, mais il semblait qu’à présent ninjas de Kiri et d’Oto se battaient à nombre égal. La mission était remplie. Il pouvait s’en aller avec le sentiment d’avoir rempli ses obligations envers la cité ninja de Kiri. Deux ninjas d’Oto pour chacun d’entre eux avait dit le chef d’escouade avant le début des hostilités. Lui, avait fait mieux. Il en avait eu trois. Trois de ces chiens d’Oto. Un sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu’un quatrième coup de kunai vint lui perforer une nouvelle fois le ventre. Il avait largement rempli ses engagements envers la cité ninja, envers son pays… Il pensa une dernière fois à sa mère, puis à son oncle, une larme coula de son œil gauche.



« Sa…Sayonara… » finit-il par lâcher lentement, péniblement juste avant de sombrer dans le néant.


----------------------------
Quelques minutes après...


« Combien son ses chances de survie ? » le mot raisonna dans sa tête tandis qu’il voyait une lumière blanche aveuglante l’éblouir. Ce fut momentané.
« Très peu ! Moins de 3% » reprit une voix féminine en réponse à la voix masculine.
« C’est déjà beaucoup ! Accroches-toi petit ! » Reprit la même voix masculine puis se fut le néant à nouveau.

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Des jours plus tard...



« Zennosuke ? Zennosuke ? Il est réveillé ! » Fit une voix qui ne lui était pas inconnue. Penché au dessus de son lit, il reconnu après cinq secondes d’observation la chuunin taijutsueuse, Amaya, celle qui lui avait enseigné les bases du taijutsu. Elle rayonnait de joie et les larmes lui coulaient des yeux. Il regarda tout autour de lui. Il était dans une salle, entouré de murs blancs et d’objets de même couleur. Il entendit des sanglots.

« P…Pourquoi pleures-tu ? Où suis-je Amaya ? » Fit alors Zennosuke qui était tenu solidement par la main par la chuunin. Ses yeux avaient du mal à s’adapter à la lumière, pourtant tamisée, de sa chambre d’hôpital. Il remarqua la présence de quelqu’un d’autre, là bas, à l’autre bout de la pièce.



« Je ne pleure pas t’en fait pas ! C’est juste l’émotion ! Je suis si heureuse ! Tu es à l’hôpital de Kiri. Tu as dû être rapatrié d’urgence du front après la bataille. Ton cas était critique ! C’est un miracle… » Fit-elle avec une voix d’où l’on distinguait à la fois la joie et la peine. Zennosuke essaya de se relever, mais il se sentait encore trop faible. C’était à peine s’il avait bougé.

« Le docteur a dit qu’il fallait te reposer, beaucoup te reposer. Tu es resté 13 jours dans le coma. Il te faudra au moins deux bons mois pour pouvoir sortir d’ici d’après ses dires. Ton système digestif a été fortement endommagé. Il va falloir lui laisser le temps de se reconstituer dans la mesure du possible. Dans environ deux mois tu devrais également guérir de toutes tes blessures externes. Heureusement que nos médecins sont compétents ! » Maintenant qu’Amaya en parlait il sentait que quasiment tout son corps était ceinturé de bandages.

« Hida, ton amie là est passée à plusieurs reprises. » Fit alors la chuunin d’une voix sévère après un long moment sans parler. Elle n’aimait pas beaucoup l’autre chuunin, Hida, la jeune fille au caractère instable. Sans même laisser le temps à Zennosuke de placer le moindre mot, elle enchaîna :

« Je vais finir par être jalouse tu sais ! Il y a une autre chuunin ici. Elle s’appelle Isuzu. C’est elle qui t’a sortit des griffes du gars qui te torturait. » poursuivit-elle avec un ton légèrement embarrassé sur la fin. Il est vrai que ce devait être humiliant pour un homme de se faire torturer en plein champ de bataille par un adversaire. Il devait être encore plus humiliant, pensait la chuunin, de se faire sauver par une femme alors qu’on était homme. Amaya baissa les yeux lorsque la dénommée Isuzu se présenta sous la lumière du jour. Lorsqu’il put bien la vouloir, l’image de la jeune fille fut rapprochée à une autre qu’il avait vue déjà vue sur le champ de bataille.

« C’était donc toi ? (…) Arigato Isuzu ! » Dit-il alors humblement. Il s’était souvenu qu’elle était la kunoichi à qui il était venu en aide en tranchant la tête du premier ninja d’Oto qu’il avait tué. Il s’était rappelé de leur regard, c’était suffisant pour reconnaitre la kunoichi.

« Tu n’as pas à me remercier. J’avais une dette envers toi… Repose-toi bien Zennosuke-kun. Je suis contente que tu ais finalement accepté de revenir parmi nous. » Lui répondit-elle d’une voix douce avec un sourire. Puis, elle quitta la salle, les laissant seuls lui et Amaya…

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Zabieru Kishin
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MessageSujet: Re: Chroniques de Guerre   Mar 15 Fév - 17:05

Rien à dire, çà se lit tout seul ^^
Mais pourquoi encore OTO XD

3 Points de Caracs et 6 de techniques

ou

1 Points de caracs et 8 de techniques

Ps un seul truc qui me gêne parfois, le "center" serait peut être utile XP

Edit inutile de Shikoru : Le "center" surtout au niveau des images

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Zennosuke Katashi
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MessageSujet: Re: Chroniques de Guerre   Mer 16 Fév - 0:24

Je vais prendre les 3-6 merci Zabi!!!!

Pourquoi Oto? Parce qu'on était en guerre ^^
Encore deux posts et j'arrête de vous martyriser lol
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