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 Ginder Sad Clown [en cours]

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Ginger Sad Clown
Mercenaire
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Féminin
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Dossier Ninja: Jum's

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MessageSujet: Ginder Sad Clown [en cours]   Sam 7 Nov - 2:24

« Ginger Sad Clown »




Nom et prénom : Sur son état-civil, il est poétiquement écrit que la jeune femme se nomme Asahi no Akane, la fleur rouge du soleil levant. La miss s’est cependant rebaptisée, préférant à son nom de naissance le pseudonyme de « Ginger Sad Clown ». Très peu de personnes connaissent sa véritable identité, et elle souhaite qu’il en reste ainsi.

Âge : Lorsqu’elle aperçoit son reflet dans un miroir, son physique lui souffle au creux de l’oreille qu’elle a probablement entre vingt-trois et vingt-cinq ans, mais sans certitude. Elle y attache tellement peu d’importance qu’elle n’est plus très sûre.

Village : Elle vint au monde sur les terres frontalières de Hi et Kusa no Kuni. Néanmoins, elle fut loin d’en apprécier les grands espaces champêtres ordinaires, ni les paysages idylliques ornant les cartes postales, grandissant au milieu de la surpopulation et des vapeurs suffocantes d’une métropole.
Aujourd’hui, on la trouve un peu partout vagabondant sur les grands chemins du monde entier, et plus particulièrement en dedans des frontières du pays de l’Eau. Elle ne porta jamais officiellement allégeance à cette nation en s’engageant dans son armée régulière ou auprès de son village caché, mais en sert cependant les intérêts, traquant les têtes mises à prix de la vermine dont les semelles foulent son territoire. Chasseuse de prime ou mercenaire sont néanmoins des titres qu’elle répudie, bien que ça soit la répugnance qu’inspire ces termes qu’elle lit la plupart du temps dans le regard des gens.


Nindô :

Description mentale :

Description physique :

Histoire : Le vent mugissait ce jour là, comme tous les jours passés et tous ceux qui seraient à venir. Les petites gens vivant sur la côte s’étaient habitués à sa complainte incessante, ils ne l’entendaient plus tandis qu’ils tiraient les filets frétillants hors de l’eau, ni plus que lorsqu’elle faisait craquer le bois de leurs masures le soir venu. Ils n’avaient pas dompté le vent, ils s’étaient tout simplement contraints mollement à sa présence, ils l’avaient accepté. Pour les étrangers, ceux qui apparaissaient à la crête de l’horizon et s’évanouissaient de la même sorte du côté opposé, ce mistral salé que la mer ne cessait d’apporter avec elle était un calvaire. Il s’insinuait entre les vêtements, nonobstant les fourrures des capes et des châles, laissant sa morsure glaciale cribler les corps de frissons grimaçants. On ne s’attardait jamais plus de quelques jours en ces terres inhospitalières, on ne faisait qu’y passer, chassé par les courants d’air aussitôt arrivé. Et ceux-ci nous jouaient parfois des tours. Quels vents malins l’avaient poussé jusqu’à cette pointe effilée surplombant les flots rageurs ? Voilà ce qu’elle se demandait, ce matin-là, en regardant indifféremment le précipice qui s’ouvrait sous ses pieds. A vue de nez, deux cents mètres de vide qui ouvrait grand ses bras, qui offrait aux corps et aux âmes qui s’y jetaient la certitude de trouver la paix éternelle au bout de cet ultime envol. Cette falaise défiant la mer n’était que crevasses, pointes rocheuses, craquelures ciselées grossièrement et, plus bas, un remous immense, furieux, écumant sa rage contre la pierre comme un défit à l’immobilisme. Noyé, empalé, éclaté : il ne restait plus qu’à faire tourner la roue du hasard. Accrochant son regard au lointain, la silhouette huma l’air marin et écarta lentement les bras. Revoyait-on véritablement sa vie défiler devant soi ?


* * * *
*


Dans un couloir d’hôpital, où les odeurs d’un détergent à la fraise se battaient avec celles des médicaments, un homme faisait les cent pas fébrilement. Il s’arrêtait parfois, relevait les yeux du bout de ses chaussures vers les lourds battants d’une porte, et tendait le cou à l’affût comme si, de cette manière, il pourrait voir au travers. Les traits de son visages étaient raidis par l’angoisse et l’attente, le faisant paraître dix ans plus vieux qu’il ne l’était. Cela faisait plus de deux heures qu’on l’avait planté ici, seul, sans personne laissé en arrière, ci ce n’est lui, pour apaiser ses inquiétudes. Il devait savoir. Il ne pouvait plus rester ainsi, emprisonné dans la spirale de ses craintes. Serrant les poings et la mâchoire, il prit sa résolution et traversa alors à grandes enjambées décidées les quelques mètres de distance qui le séparaient de cette maudite porte. Il ne manqua pas sur le chemin de maugréer contre le protocole, contre ces règles idiotes qui le torturaient. Mais au moment où ses doigts allaient agripper la poignée, celle-ci s’abaissa franchement et il manqua de rentrer en collision avec un homme entièrement vêtu de blanc. Il avait retiré ses gants et relevé ses manches, mais on apercevait tout de même les amples taches carmines qui mouchetaient le tissu de sa blouse. A cette vision ensanglantée, l’homme sentit le sol se dérober sous ses pieds tandis qu’une certitude morbide s’emparait de lui. Tout était fini.

« Félicitation, ce sont des jumelles. Votre femme va bien, elle a juste besoin de repos. »

La chaleur de cette main posée amicalement sur son épaule se répandit soudain en lui. Il releva alors les yeux sur le visage souriant de celui qui lui faisait face, le regardant d’un air hagard, incapable d’autre sentiment que l’ahurissement. Et puis, lentement, la nouvelle annoncée fit son chemin dans son esprit, faisant grimper les larmes. Il était père. Il se jeta alors au cou du médecin et se mit à sangloter sur son épaule, de joie et de soulagement.

* *

Nées le même jour, à la même heure, des mêmes parents, les filles Asahi ne pouvaient pas être plus différentes. L’une avait la chevelure dorée et vaporeuse des princesses, et les yeux sertis de deux topazes d’un bleu océanique qui charmaient quiconque s’y plongeait. Son sourire l’enveloppait d’une fraîcheur innocente si émouvante qu’elle attirait à coup sûr les regards et les attentions des adultes. Ses parents l’avaient nommé Akari, la lumière ou l’éclat, et tous s’accordaient pour dire que ce prénom lui convenait à merveille ; elle illuminait chaque endroit de sa présence. Non moins adorable, il n’était pas aussi aisé pour sa sœur d’aller vers les autres avec assurance. Son épaisse tignasse rousse suscitait la curiosité, mais les gens avaient tant fait d’aller voir ailleurs après plusieurs minutes infructueuses passées à essayer de l’apprivoiser. Malgré les paroles douces et les encouragements, la gamine restait inlassablement derrière sa mère, les doigts emmêlés dans le tissu de son kimonos. Akane, la fleur rouge, était timide, effacée, une enfant calme qui parlait peu et ne cherchait pas à se faire remarquer lorsque sa sœur, elle, courrait témérairement de droite à gauche en riant. Les jumelles étaient ainsi comme le jour et la nuit, mais elles s’aimaient néanmoins d’un amour qu’aucune de leurs différences ne pouvait leur enlever. Elles grandissaient ensemble, sous les regards aimants de leurs parents qui s’émerveillaient chaque jour de leur bonheur. Ils étaient si chanceux, si heureux, tout leur souriait !

* *

Dehors, de gros flocons de neige dégringolaient légèrement d’un ciel couleur d’acier. Cela faisait plusieurs semaines que la température flirtait timidement avec le zéro, givrant les pavés des trottoirs et chassant les ivrognes hors des rues. La famille Asahi n’était pas mécontente de pouvoir observer les passants pressés à la tête rentrée dans les épaules depuis les fenêtres plutôt que d’affronter comme eux la morsure de l’hiver. Un feu chaleureux ronronnait dans l’âtre de la cheminée, et c’est tout ce qu’il leur fallait. C’était noël. Et aussi l’anniversaire des jumelles ! A côté du sapin traditionnellement paré de ses guirlandes multicolores avait ainsi été dressé une table sur laquelle trônait un gros gâteau à la crème surmonté de bougies, sept pour être exacte. Akari était surexcitée, elle frétillait sur place et lorgnait la pile de cadeaux qui lui était destinée en ne cessant de demander de sa voix haut-perchée si elle pouvait les ouvrir sans plus tarder. Inlassablement, sa mère lui répétait tendrement qu’il fallait être patiente, que son père n’allait pas tarder à revenir avec une boîte d’allumettes et qu’elles devraient d’abord souffler leurs bougies. A ces mots, un éclat d’envie embrasait les yeux de la petite Akane qui se tenait silencieusement assise sur sa chaise. Elle savourait cet instant plus que n’importe quel autre, celui où les flammèches des lumignons se transformaient en volutes envoûtantes de fumée devant elle. Il lui tardait de souffler ! Lorsque son père réapparut dans le salon, elle se joignit ainsi à sa sœur sans hésiter pour l’applaudir gaiement jusqu’à ce qu’il ait allumé une à une les fameuses bougies. Les jumelles se dressèrent sur leurs genoux et posèrent leurs coudes sur la table, penchée au-dessus du gâteau alors que le décompte retentissait. Un ! Deux ! Akane inspira profondément. Tr… Les bougies n’eurent pas le temps de trembloter, elles s’éteignirent d’un coup alors qu’Akari venait de relâcher l’air qu’elle avait emmagasiné entre ses joues. Elle n’avait pas attendu le signal, elle venait de souffler la joie de sa jumelle devant ses yeux. Elle ne réagit pas, elle ne le pouvait pas. La respiration encore bloquée, elle se contentait d’observer la fumée qui s’élevait par torsades vers le plafond tandis que ses parents, aveugles au mauvais coup que leur deuxième fille venait de jouer, applaudissaient et riaient, persuadés que les deux gamines avaient autant profité de cet instant l’une que l’autre. Rayonnante, la petite blonde sauta de sa chaise et se jeta à genoux devant ses cadeaux, chantonnant tout en déchirant avidement les paquets. Elle n’avait pas du le faire exprès. Oui, c’est ça, elle n’avait pas voulu lui faire de la peine puisqu’elle l’aimait, puisqu’elles étaient sœurs. Rassurée par cette pensée, Akane parvint à sourire et à la rejoindre. Mais elle ne su pas quoi penser lorsque, rentrant dans une colère noire parce que leur mère lui avait acheté une peluche qu’elle n’avait pas elle-même, la blonde s’empara du trésor sacrilège et l’envoya rageusement dans l’âtre où il se consuma dans les flammes.

« On partage TOUT ! On est des jumelles toi et moi. Ce que je n’ai pas tu ne l’aura pas non plus ! »

* *
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Ginder Sad Clown [en cours]

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