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Tu es à moi....à jamais ! [Privé]

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Hoshizora Yakiko
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MessageSujet: Tu es à moi....à jamais ! [Privé]   Jeu 8 Mai - 18:31

*Elle entendait ses bruits de pas contre les graviers, elle sentait ses cheveux la tirer en arrière sans pour autant vraiment la retenir. Le vent lui fouettait le visage, le dégageant de quelconques mèches blanches dérangeantes. Sa bouche légèrement ouverte, laissant passé l’oxygène et l’air des poumons de la jeune femme afin de lui redonner le courage de continuer à courir comme elle était entrain de le faire. Une sorte de rayon violet aux reflets blancs se déplaçaient très rapidement dans la grande forêt brumeuse du pays des nuages. La Sandaime avait l’impression d’y être déjà venu, et pourtant, elle le découvrait pour la première fois, pour elle. Les yeux attentifs aux paysages, la jeune femme semblait se diriger instinctivement vers celui avec qui elle avait un contrat…celui qu’elle voulait revoir par dessus tout, celui….avec qui elle avait une promesse…le seul…qu’elle aimait par dessus tout à présent ! Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la déesse. Des souvenirs lui revinrent en mémoire…les seuls qu’elle avait réellement jamais oubliés. Ceux de ce jeune homme avec qui elle s’était toujours prise le bec…mais qu’elle aimait comme un fils. Elle cligna des yeux lorsqu’elle aperçu les portes du fameux village des nuages. Reprenant son élan sur une branche, elle atterrit de manière leste devant les portes, faisant apparaître une dernière fois un rayon de lumière…comme un éclair vagabondant dans le pays. L’ex-RaiKage se redressa, faisant tinter le cadenas en argent qu'elle portait autour du cou, puis regarda les portes. Elle savait qu’elles étaient gardées…mais elle savait aussi que le blondinet l’avait sentie arriver. Se contentant donc d’avaler sa salive, la représentante du passé observa les portes de ses yeux indigos…..comme si elle regardait au-delà, et qu’elle cherchait son fils du regard. *

''Murahiassa....je suis là, comme promis...''


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Murahiassa Keikoku
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MessageSujet: Re: Tu es à moi....à jamais ! [Privé]   Dim 11 Mai - 18:45

Tu m'avais promis un rêve... Celui où nous étions ensemble, celui où je pouvais te tenir par la main. Cette main que tu m'avais tendu pour la première fois sous la neige avec, comme une couleur éternelle peinte sur tes lèvres, la pureté d'un sourire inégalable. Cette main... vers laquelle j'avais tendu ce bras maigre et grelottant sous l'emprise de la faiblesse et du froid dont la morsure givrante me semblait de plus en plus vivante, comme un monstre de la banquise au souffle de mort glacial. Moi, je m'étais dit que si ta main était chaude lorsque je glisserai mes doigts entre les tiens, alors, je pourrai bien, pourquoi pas, te suivre jusqu'au bout du monde si tant est que tu en formulai le souhait.
J'aurai pu mourir. Ce jour où le monde était encore plus noir que les longues nuits d'hivers où les sombres nuages annonçant la fureur du ciel obstruaient l'argentique lumière de la lune et des étoiles, j'aurai pu mourir ; par désintérêt, par renoncement, par désespoir. Mes yeux aveugles ne cherchaient même plus le faible éclat d'une luciole au fond de ce gouffre noir. Les fantômes du passé seuls, silhouettes informes aux traits indistincts, embrumaient tels les nappes de brouillard mon cerveau, esprit embrouillé d'illusions refoulées, d'illusions mortes... et dont la plainte agonisante muette déchirait pourtant mes tympans.
Mais toi, tu as déchiré ce voile de ténèbres opressantes, linceuil de mon âme, pour devenir celui qui devrait être ma vie, la lumière éternelle de mon existence guidant mes pas dans le noir pour permettre à mes yeux meurtris de recouvrir l'essence du jour. A partir de ce tout premier instant où je te vis, je t'ai éperdumment aimé.

Aimé...

à en mourir...



Murahiassa leva les bras et fit glisser les paumes de ses mains sur son visage, appuyant légèrement plus fortement et s'attardant un bref instant au niveau de ses yeux avant de continuer jusqu'à ce que ses longs doigs fins s'entremmêlent dans ses cheveux d'un blond clair virant sur le blanc tant ils étaient épurés. Simultanément à ce geste, il laissa échapper un profond soupire de lassitude ou de résignation, il était difficile de trancher entre ces deux sentiments proches. Allongé sur le matela posé à même le sol qui lui servait de lit dans une pièce exigue, le jeune homme venait de s'extraire des tourments nébuleux de ses songes dans lequel son esprit l'avait plongé. Grossièrement toujours les mêmes bribes floues d'images : un ciel gris duquel tombait lentement de gros flocons de neige ; une haute et fine silhouette aux longs cheveux blancs se détachant à l'horizon ; un enfant de sept ans se retournant, son visage interpellé se transformant en une expression radieuse, ses yeux s'illuminant d'étoiles pétillantes et son sourire s'étendant jusqu'à l'éclat enfantin de rire... Murahiassa essaya de se rappeler la dernière fois qu'il avait eu ce genre de sourire insouscient s'il ne prenait en compte que la réalité... Longtemps, très longtemps...
Le jeune Raikage, perdu dans ses pensées, mit plusieurs minutes avant de se rendre compte du geste inconscient qu'il exerçait sur la légère plume accrochée autour de son cou par un simple codon de cuir noir. De sa main gauche, il triturait en effet le petit plumage qu'il souleva alors au-dessus de sa tête par sa lanière pour mieux l'observer. Si petite chose se balançant devant ses yeux... et pourtant, si petite chose représentant tant de promesses... Cela faisait plusieurs jours déjà qu'il avait sentit la plume s'envelopper d'une agréable et douce chaleur pesant sur son coeur, mais il n'avait rien fait. Il s'était contenté de lui jeter un coup d'oeil passablement étonné, l'extrayant de sous son t-shirt, puis, l'avait tout simplement remise à sa place comme si aucun événement étrange ne venait de se produire, comme si cela ne voulait rien, strictement rien dire pour le blondin. Mais si son visage de glace n'avait trahi aucune émotion, son coeur n'avait-il pour autant pas tréssaillit l'espace d'une courte seconde ? Il ne s'en souvenait plus, il ne voulait pas se souvenir. Pourquoi ? Cela non plus, il ne voulait pas s'en rappeler... Comme la sensation fugitive d'un déjà vu, d'un lendemain fait de larmes et de sang...
Mais il n'avait pas pu ignorer ce matin la brûlure qu'il avait ressentit sur sa poitrine. Alors elle était finalement revenue ? Pour de vrai ? Murahiassa n'avait jamais voulu se poser cette question, même intérieurement, mais elle s'était formulée d'elle-même, sans qu'il ne puisse l'en empêcher... Tant pis, il était partit se recoucher.



Brûle, brûle, brûle et demain le monde sera naît de nouveau. Plus beau et plus pur que jamais. N'ai pas peur... et ferme les yeux à jamais.


" Vous êtes en retard... non ? "

Cette voix calme et froide, pas plus haute qu'un murmure de vent, s'élevant dans ton dos tu l'aurai certainement reconnu entre milles ; pour la simple et bonne raison que le jeune homme dont tu pu apercevoir la silhouette si familière assise sur la branche d'un arbre en te retournant, aurais reconnu la tienne parmis toutes celles du monde. Le fil rouge reliant vos doigts, même invisibles, ne s'était pas brisé, jamais depuis ce jour si étrange où le bleu électrique de ses yeux avaient rencontré la teinte violacé des tiens. Mais la faible laine pouvait-elle résister à la morsure acérée du vent ?


Aujourd'hui encore... il fait si froid, si froid... si froid...

si...

froid...

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Hoshizora Yakiko
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MessageSujet: Re: Tu es à moi....à jamais ! [Privé]   Dim 11 Mai - 19:47

*L’attente était donc si longue ? Cela ne faisait pourtant que quelques secondes déjà que l’ex-RaiKage c’était arrêtée devant les portes, et il lui semblait pourtant que ça durait depuis déjà des heures. L’impatience était étrange, bien souvent. Comme une drogue qui déglinguait le cerveau et nous empêchait d’avoir la notion du temps. Soupirant, la jeune femme finit par croiser les bras sur son ventre, plissant son regard sur les grandes portes du village. Plus sont regard était rivé dessus, plus un souvenir lui frôlait l’esprit…mais à chaque fois qu’elle tendait les doigts de sa tête afin d’attraper la chose, elle disparaissait. S’en était déboussolant. Ses portes….cette odeur qui était dans l’air….Cette sensation de déjà vu…Se goût étrange dans la bouche…Cette nervosité qui n’étais pas dû aux retrouvailles avec son fils, mais quelque chose de bien plus enfouit…de bien plus profond, une nervosité angoissante et poignante, comme si elle ne voulait pas rentrer dans ce village, comme si elle allait être mise en cage….comme un animal sauvage voyait la corde lui arrivé autour du cou, ou la cage, inévitablement sur lui se refermant. Des flashs apparurent alors derrière les yeux de la jeune femme. Elle ne put s’empêcher de laisser le tout défiler devant elle, comme si elle était devant une table couvert de mets de choix. La mort d’un homme…la nomination tant attendue…les déboires…désillusions….le désespoir et la solitude. L’attente d’un miracle, l’envie intenable de fuite….mais le sens du devoir et de la responsabilité. La venue d’une jeune garçon dans un bureau emplit de bibliothèques. Cette endroit ce trouvait derrière ses portes, ça ne faisait aucun doute. Un endroit emplit de fleur rosâtre. Un sourire. Un sentiment.

La bouche légèrement ouverte, la déesse attendit que tout passe. Les souvenirs qu’elle avait du RaiKage actuel étaient intacts….mais quel était donc ce goût amer ? Comme si elle allait retrouver quelque chose qu’elle ne voulait pas…sans qu’elle sache de quoi il s’agissait. Un titre ? Elle se rappela alors soudainement des paroles de la kunoichi de kiri….Rai…Kage…Fermant les yeux, une grimace vint légèrement enlaidire le visage pourtant si magnifique de la représentante du passé. Quelque chose ne collait pas….elle retrouverait son fils, puis repartirai. C’est ce qu’il y avait de plus simple à faire. Amenant ses doigts à ses paupières, elle se les massa doucement. Quel expérience étrange d’avoir des souvenirs sans pouvoir les contrôler….

Un souffle s’éleva alors….murmure dans le silence. Goutte de note tombant dans un océan de larmes et de douleur, créant de simples ronds dans l’eau, régulier, croisant les autres. Comme chaque destin d’être humain. Doucement, Urd se retourna, sans pour autant y prêter attention, guidée par ses sentiments, ses rêves et ses impressions. Levant lentement les yeux, elle les posa sur la silhouette fine qu’elle avait tant attendu, rêver et voulue. Son air tourmenter par ses souvenirs devint alors attendrit. Une mère retrouvant son enfant après tant de temps. Un sourire vint embellire se visage devenu alors si doux et heureux. Après tout…même un océan se noie dans une goutte de tendresse…Océan de larmes et de douleurs également…Un frisson parcourant les deux mains de la Sandaime. Le lien était revenu. A nouveau les deux chakra vinrent fusionner sans que leur possesseur ne s’en rende réellement compte. A nouveau, la symbiose se créa dans l’atmosphère, réunissant ses deux personnes qui s’attendaient depuis si longtemps. Bougeant imperceptiblement ses doigts, la jeune femme décroisa les bras pour venir poser ses mains sur ses hanches, son sourire semblant éternel. *




- Ho, je suis désolée Murahiassa…contre-temps en route dès l’arrivée…

*Même si le ton de la jeune femme semblait amusé, elle semblait également embêtée. Elle n’avait plus aucun souvenir de comment parcourir le monde pour revenir à cet endroit même le plus rapidement possible. Elle avait dû demander, se perdre, elle avait rencontré des gens qu’elle avait oublié…mais jamais, au grand jamais, elle ne t’avais effacé de son esprit. Pas une seule seconde. Non pas seulement parce qu’elle avait un contrat avec toi. Simplement parce qu’elle le voulait ainsi. Elle ne se forçait à rien, et tu le savais. Alors qu’elle te fit face, tu pu apercevoir le collier qui entourait son cou. Si elle avait été esclave du village de Kumo sans vraiment l’être à une époque, à ce moment même, elle semblait à nouveau esclave de quelque chose…mais de quoi ? ça ne semblait pas la déranger plus que cela….comme lorsque tu l’as connue. Ses longs cheveux blancs se balançant très lentement d’avant en arrière à cause du vent, elle te regardait sans bouger, comme si elle semblait regarder un tableau qu’elle risquait de perdre de vue si elle osait ne serai-ce que bouger le regard ou les paupières. Ce vent étrange qui semblait…faire frémir un lien profond. La sonnette d’alarme se tira soudain dans le corps de la jeune femme qui se pencha légèrement en avant pour sauter dans l’arbre dans le quel tu te trouvais. Et se n’était pas en face de toi qu’elle atterrit, mais contre toi. Ses bras déjà noués derrière ta nuque, son visage déjà enfouit dans ton cou, camouflé partiellement par tes cheveux blonds, son corps chaud te serrant contre elle. La plume alors devint chaude une dernière fois. Brûlante peut-être. Comme une flamme s’allumant soudainement sur un glacier….puis mourant à cause du froid l’entourant. Non…la brûlure n’avait pas entamer ta peau, elle n’avait pas été douloureuse…juste…surprenante, pour redevenir simplement chaleureuse et bienveillante. Tout comme Urd l’avait toujours été envers toi. Les yeux fermés, elle laissa ton odeur l’imprégnier intérieurement, l’enivrer et la faire oublier….Tout oublier, jusqu’à ses manières, et les tiennes. Elle n’avait aucune envie de se retenir de faire quoique ce soit. C’était…comme si elle chérissait au moins un seul de ses souvenirs. Elle laissa son corps se fondre contre le tient jusqu’à ce qu’elle ne le sente plus. Illusion ou réalité ? Elle n’en savait rien. Elle voulait simplement…à nouveau être avec toi. Simplement….mais elle avait oublié….combien cela pouvait être difficile bien des fois….*


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Murahiassa Keikoku
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MessageSujet: Re: Tu es à moi....à jamais ! [Privé]   Jeu 22 Mai - 22:10

Son regard n’avait pas changé… Les yeux fins de Murahiassa étaient toujours aussi bleus et éclatants, mais également toujours aussi glacials, comme s’il n’avait jamais appris la manière d’allumer une lueur de chaleur dans l’éclat électrique de ses pupilles. Drôles de retrouvailles dont étaient témoins les majestueuses portes du village de Kumo. Combien de litres d’eau s’étaient-ils écoulé dans le lit de la rivière et sous les ponts depuis les séparations douloureuses du fils et de la mère ? De longues semaines, de longs mois ? Il ne savait plus très bien, comme si le temps était devenu ces derniers jours, une notion des plus futile dont le jeune homme se fichait éperdument. Qu’est-ce que les temps de toute manière si ce n’est le décompte, de seconde en seconde, de l’heure de notre mort ? Le tic-tac inexorable des aiguilles de l’horloge ne faisait que rythmer l’écoulement du temps que la vie voulait bien encore nous accorder (comment j’en ais chié pour cette phrase ! je l’avais en anglais dans ma tête, mais j’arrivais pas à la tourner en français xD j’suis grave…). Cette pulsation auditive si commune se faisant oublier de notre ouïe en nos jours de jeunes et fringants vivants, mais se rappelait narquoisement à nous lorsque nous étions étendu, là, sur notre lit de mort, le tic-tac jusque là si discret devenant alors un martèlement effrayant dans notre crâne. L’écoulement du temps était synonyme de mort… L’ancienne Raikage avait-elle également pris conscience de cela, ou croyait-elle encore être la seule à décider de l’instant fatidique, celui qui devrait être la fin de tout ? Qu’est-ce que cela pouvait bien faire de toute manière ? Tôt ou tard, et le garçon ne savait s’il l’un valait mieux que l’autre, l’odeur dégueulasse finissait toujours pas revenir se coller à nous, même pour celui ayant cru avoir réussi à noyer le poisson.
Mais la situation du moment ne se prêtait pas vraiment à ce genre d’élucubrations spirituelles pour le moins vaseuses en de telles circonstances. La femme qu’il avait attendu, celle pour qui il avait accepté de sa propre volonté de refermer ses ailes capricieuses de vagabond, celle pour qui il irait jusqu’à donner cette vie dont il se souciait guère si tant est qu’il pouvait sauver la sienne, elle était enfin revenue. Revenue d’il ne savait très bien où, mais revenue. Peu importe ce qu’elle avait fait, le temps qu’elle avait mis à revenir même, tant qu’elle était là. Non ? Alors pourquoi la seule chose qu’il ressentait en cet instant, alors que ses yeux ne pouvaient se détacher des siens violacés, un froid immense. Rien à voir avec la température extérieure toutefois. Celle-ci paraissait presque tiède en comparaison à celle semblant s’être emparé de l’intérieur du corps du jeune homme. Encore et toujours ce froid intense en lui… comme si son cœur était enfermé dans une prison de glace au beau milieu d’une plaine blanche sans limite, tel un océan figé dans un givre éternel. De jour en jour… se noyait-il toujours un peu plus dans ces ténèbres qu’il avait cru illusoirement faire reculer ?




Il n’y eut qu’un souffle. Un souffle tiède déchirant l’atmosphère glaciale des montagnes enneigées en haut desquelles était perché sur son pan de roc le village de Rai no Kuni, avant que cette chaleur fugitive dans l’air ne devienne soudain palpable alors que Murahiassa sentit sa mère glisser ses bras sous ses cheveux pour venir enlacer son cou et le serrer tendrement contre elle. Il y avait dans cette étreinte étroite bien plus que l’expression d’une simple tendresse maternelle envers son enfant, bien plus qu’un sentiment d’amour dans ce rapprochement charnel qui aurait pu, à bien des égards, être interprété frivolement par un œil étranger aux sentiments mais complexes unissant les deux « amants ». Contre son torse, le jeune Kage sentit la plume chauffer intensément, jusqu’à la brûlure un bref instant. Mais ne l’avait-il pas plutôt deviné que sentit ? Même cette chaleur ne parvint pas à briser l’état de conscience presque second du jeune homme. Se laissant porter par l’étreinte de la femme l’enlaçant, Murahiassa laissa sa tête glisser lentement vers l’arrière, jusqu’à ce que ses yeux se retrouvent face au ciel gris duquel chutait lentement, comme de milliers de minuscules ballerines, de légers flocons de neige. Pourquoi… Pourquoi neigeait-il encore aujourd’hui ? Pourquoi, à chaque fois qu’il apercevait ce ciel dont les larmes blanches quittaient le refuge, son cœur ne pouvait s’empêcher de se serrer comme s’il allait exploser ? Murahiassa ferma les yeux, se laissant entraîner par ses songes de plus en plus étranges et réels… Tous cela n’était-il qu’un rêve ? Ce réveillerait-il un jour ou le noir finirait-il pas avoir raison de cette lueur d’espoir ? Mais quel espoir ?

« Il n’y a aucun espoir en Enfer, Murahiassa. »

Cette voix ! Murahiassa voulu rouvrir grand ses paupières tant le timbre de ces quelques mots lui firent un choc, mais une force étrange l’en empêchait ou plutôt, son absence de force. Il se sentait si lourd soudain, si lourd… si…


Flash back :

Il neigeait, comme la majeur partie du temps sur l’illustre village de Kumo. Ce n’est toutefois pas précisément dans le sein de ce dernier que se tenait la scène du passé dans laquelle s’était replongé inconsciemment Murahiassa, mais dans ses alentours. Au sommet d’une montagne revêtant fièrement un épais manteau blanc, une haute silhouette précautionneusement drapée dans une cape d’hivers était tournée vers le fantastique paysage de grandeur et d’immensité que lui procurait sa hauteur. De longs cheveux blancs s’agitant anarchiquement dans son dos au gré des caprices du vent, des yeux d’un bleu pâle, un léger sourire peint sur ses lèvres… Dans son dos, accroupi à même la neige, un jeune garçon avait, lui, le regard fixé sur l’homme devant lui. Il avait une dizaine d’années, tout au plus, et de longs cheveux attachés à la va vite à l’arrière de son crâne. Seul les mugissements tantôt aiguës, tantôt graves des vents s’exprimaient sans compter. Seuls jusqu’à ce que, soudain, la voix de l'homme ne se fasse entendre par dessus le chant sauvage de la nature environnante.

« Ta main Murahiassa… Donne moi ta main. »
« Non maître… Parce qu’aujourd’hui encore, il fait si froid… beaucoup trop froid en moi… »
« Ffff, ne dis pas de bêtise ! Ta main n’est pas froide du tout alors, donne moi la moi ! »



L’homme se retourna alors, son sourire s’étant agrandit et conservant encore la trace toute fraîche d’un pouffement de rire amical d’une douceur presque maternelle.
Pourquoi… Pourquoi ne voulait-il pas comprendre à l’époque d’à quel point j’avais peur de le blesser ou le salir… D’à quel point j’avais peur qu’il se rende compte d’à quel point ma main pouvait être froide. J’avais peur, si peur qu’il se détourne de moi, qu’il disparaisse pour toujours… Non. Ne me laisse pas. Je t’en supplie, ne me laisse plus jamais seul maintenant que tu m’as offert ce rêve inespéré que d’être à tes côtés. Est-ce que tu en as seulement conscience, de cette emprise que ton être à étendu sur moi ? Que j’en mourai si tu venais à disparaître ? Non… Toi, tu es tellement au-dessus de tout ça… Et moi je t’aime comme jamais je n’ai aimé...
Ne me laisse pas. Ne meurt jamais. Reste avec moi… pour toujours.


Fin

Murahiassa leva ses bras et vint délicatement attraper les poignets de la Raikage dans son cou, la forçant avec beaucoup de douceur, à relâcher son étreinte. Lentement, il s’écarta alors de la jeune femme, mais conserva un instant entre ses mains les siennes avant d’ouvrir ses doigts et de les laisser glisser. Ses mains étaient… si froides… Avaient-elles toujours été aussi glaciales, ou le remarquais-tu seulement maintenant ?
La tête baissée, les yeux de l’adolescent étaient dissimulés derrière les mèches blondes de ses cheveux glissant devant eux.


« Je… Okaerinasai, Ken’bo-sama… »

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MessageSujet: Re: Tu es à moi....à jamais ! [Privé]   Ven 23 Mai - 16:05

*Tout contre son fils, les yeux fermés….que pouvait-elle demander de plus ? Elle revivait un rêve. Elle revivait un souvenir….Comme si elle avait sans cesse cru depuis ça descente que tout ceci ne se passerai jamais, que se n’était qu’un espoir perdus dans les limbes, que ce n’était que folie. Mais…quel était la véritable folie là-dedans ? D’être partie ? De l’avoir laissé seul ainsi, vu son état maladif avancé ? D’être revenu…. ? Avalant lentement sa salive, la déesse sentit la tête de son protégé basculer en arrière. Sans y prêter attention, sans réfléchir à son geste, simplement machinalement, elle posa ses doigts fins derrière le crâne du jeune homme, et maintins légèrement la tête de celui-ci. Elle avait oublié…qu’elle avait l’habitude de protéger de cette manière des petites têtes étant pas encore contrôlée par le corps. Elle avait oublié….mais…rien dans son attitude avait changé. Elle était la Urd que tu avais connu, elle était la mère qu’elle avait été véritablement. C’est en te sentant contre elle, qu’elle réalisa ta fragilité….cette froideur…Les yeux fermés, presque à s’en forcer, elle tenta de se souvenir de leur étreintes passées. Etaient-elles aussi froides ? Contre ton torse geler, tu pus sentir cette chaleur…qui émanait de la jeune femme. Elle ne faisait que faire fondre la neige et la surface de l’iceberg. Mais elle le faisait quand même, à sa manière, comme si elle craignait qu’une nouvelle couche de glace éternel avait ressurgit des endroits qu’elle avait fait fondre à l’époque. Bien sur qu’elle avait remarqué tout ça….Mais ça n’avait pas d’importance, tout ce qui comptait pour elle….s’était que tu étais là, avec elle. Maintenant…et à jamais. Elle savait ton état de santé…Et elle se mordit les lèvres en voyant que tout avait empirer. Elle s’en voulait, sans trop savoir pourquoi. Elle s’en voulait d’être partie, de ne pas avoir veiller sur toi, de ne pas avoir pris soin de toi, bien qu’elle ne pouvait, qu’elle ne peut, et qu’elle ne pourra jamais rien faire. La déesse était capable de miracle…mais pas de ressuscité les gens non désireux de vivre. Le froid tenta de l’envahir…elle le chassa. Non, jamais elle ne tolérait que tout ceci ne tourne de la sorte. Te sentant te mouvoir, la jeune femme n’insista pas, et défit son étreinte rapidement, cherchant de ses yeux violets ton regard perdu dans le néant, camouflé par cette toile blonde que formait ta frange. Elle entendit tes faibles paroles, et un sourire vint se dessiner sur le visage lumineux de la jeune femme. Elle semblait avoir vécu une seconde naissance. S’était une mère sereine que tu avais en face de toi, malgré cette cage étrange qui entravait la peau de son cou. Pourquoi était-elle partie ? elle ne se posa même pas la question, ses regrets partant en fumée, comme si tout tombait sous le sens, alors qu’elle savait pertinemment…que rien avait de sens dans cette histoire….mais elle ne voulait pas savoir. Ça ne lui avancerai à rien…Après tout, son passage sur terre n’était qu’éphémère….mais elle n’osait le dire…pour toi…mais aussi pour elle. Tu allais sans aucun doute le comprendre, mais pas maintenant, pas tout de suite…par pitié…ne pas gâcher cette instant tant attendu…Mais après tout, il est bien connu que la moitié de notre vie, l’ont attend quelque chose, et que l’autre moitié de notre vie, nous détruisons ce quelque chose…Clignant des yeux afin de remettre ses idées en place, la jeune femme se passa les mains dans ses cheveux, faisant tinter le cadenas qui fermait son collier en lanière noir. Elle se tourna sur elle-même, se laissant asseoir sur la branche, ses deux jambes fines tombant dans le vide, sans crainte. Regardant l’étendue des plaines brumeuses, la représentante du passé ne chercha même pas à te tirer de tes songes, elle ne chercha même pas à comprendre ce que tu avais. Elle le savait très bien, à nouveau, les mots étaient devenus d’une futilité exécrable. Elle se contenta d’un petit regard discret en coin, et, voyant que tu n’avais toujours pas bouger, elle se remit à observer les nuages gris, la neige froide tombant silencieusement du ciel, se posant à terre afin de former son tapis de blancheur et de pureté. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il était évident que la simple présence de la jeune femme allait te rappeler cet homme qu’elle avait chasser de son village….Au fond d’elle, elle sentit une légère pique de jalousie lui traverser le cœur. Sous ce sentiment, elle tourna à nouveau son regard énigmatique sur son ombre. Ses mains…il les avaient lâchées sans aucuns regrets, sans hésitation…Combien de temps lui avait-il fallu la dernière fois pour qu’il se décide à penser à les lâchés ? Leur doigts si inverses s’entremêlants comme si, eux aussi, ils recherchaient quelque chose. Des aussi blancs que la neige….d’autres foncés comme corrompu par une force lointaine. Elle fut quelque peu attristée par le constat qu’elle venait d’avoir. Rien ne serai plus comme avant….qu’est-ce qui lui avait permis de croire le contraire ? Sa rencontre avec Yuka…celle avec Slaimer…rien n’avait été comme avant….mais au fond…avant….que s’était-il passé ? Se passant une main sur le visage, ses pensées devenant sinueuses, celle qu’on nommait autrefois RaiKage se reconcentra sur toi. Elle n’était que le pâle reflet de ce que tu avais aimé à une époque lointaine, elle ne serai jamais rien d’autre. Pour elle, s’était différent. Bien qu’elle ne se souvenait pas de sa relation amoureuse passée, tu avais toujours été particulier pour elle, sans qu’elle puisse jamais vraiment savoir pourquoi. Les montagnes étaient si belles…le paysage…si familier malgré tout.*



- Un rêve….Ce n’est qu’un rêve…
Mais mon cœur frémit..
Connaissant l’amour, mes lèvres, crient pour toi, seules dans l’agonie.
Je t’attends
Je t’en prie, vole vite dans mes pensées.
Avec tes ailes, soupir et embrasses-les.
Mon cœur désire une audacieuse confession .
Quand je te regarde, une larme solitaire coule de mes yeux.
Je déverse mon accablante passion dans mes larmes.
Faisons le serment, maintenant, que nous aurons un rêve où nous retrouver encore et encore….


*Le silence glacial retomba sur les plaines. Urd réalisa alors qu’elle s’était mise à fredonner, à chanter de sa voix chaude et grave. Elle en cligna plusieurs fois des yeux, surprises de ce qu’elle venait de faire. Il était rare d’entendre une déesse chanter comme elle venait de le faire….Pourquoi venait-elle de le faire ? Elle se posa la question silencieusement…et eu l’étrange impression d’avoir déjà beaucoup chanter ses paroles par le passé. Ou et quand ? ici ? mystère. Elle soupira, ses épaules s’affaissant visiblement, n’arrivant décidément pas à mettre de l’ordre dans ses souvenirs. Elle se tourna ensuite à nouveau vers toi pour te regarder dans les yeux. Est-ce qu’elle chantait ça pour toi à l’époque ? Ou pour quelqu’un d’autre ? Un petit être ? un homme éperdument aimé ? Par simple envie ? En tout cas, tu avais déjà du entendre ça…il y a plusieurs mois, lorsque tu étais caché dans un bureau, à observer cette longue chevelure blanche, rappelant une cascade de poussière d’étoiles, illuminée par la lumière de la lune. Gardant son sourire figé, la RaiKage te regarda longuement, comme si elle cherchait quelque chose à dire….mais elle opta pour une solution des plus simples. Elle avança simplement son visage du tient, venant alors déposer ses lèvres d’un goût sucré sur les tiennes. Elle n’avait visiblement pas réfléchit à ce geste, le faisant sous l’impulsion…mais….tout était si chaud…si tendre…était-ce simplement possible, pour un être vivant d’être aussi doux et aimant ? Un être tel que Urd, qui, malgré qu’elle n’en ai cure, était une des kunoichis les plus redoutables de se monde, des plus connues et des plus redoutées ? S’était peut-être stupide à penser…mais c’était sans aucun doute la chaleur qu’elle avait garder tout ce temps pour une personne qui avait sans cesse repousser cette tendresse…Elle ne te confondait pas...elle ne te prenait pas pour un autre....elle faisait ça, car elle en avait envie et parce qu'elle se savait capable de le faire....elle le faisait, parce que tu étais toi. Comment pouvoir repousser se sentiment, cette tendresse, sans être quelqu’un d’insensible ? Serais-tu plus sensible que le passé de la jeune femme qui venait de te voler quelque chose de personnel ? Autrefois, dans les bains du villages des portes qui étaient au premier rang pour voir la scène, la Sandaime avait agit ainsi également….avec son alter-ego. Yuka-chan était une des illustres personnes qui avait été embrassée par la déesse. Bien qu’elle était entrain de se souvenir de ce moment, Urd ne pu s’empêcher de retenir un bondissement dans sa poitrine. Se n’était après tout pas la même chose. Si elle avait agit ainsi par le passé, c’était par pur amitié, un geste témoignant simplement l’affection qu’elle portait à l’autre kunoichi, témoignant de la complicité qui existaient entre elles. La déesse pensait que c’était la même chose à ce moment….mais elle sentit quelque chose passé de son cœur à sa gorge, pour venir s’infiltrer dans ton corps. Une chaleur, un sentiment qu’elle avait toujours gardé au fond d’elle, qu’elle avait ignorer comme un noble cracherai sur un mendiant. Non ceci n’était pas une histoire d’amour….mais elle raconte à quel point, l’amour peut être compliqué. A quel point, il peut influencer les gens….comme le pouvoir de construire…..ou celui de détruire. Elle finit par se redresser…la déesse audacieuse qui n’avait pas trouver mots, qui avait simplement agit. Elle ne te regarda pas, se détournant déjà pour admirer le paysage blanc…qui lui sembla soudainement légèrement plus rougeâtre…Elle voulu s’excuser…mais à nouveau, les mots n’allaient pas suffire. S’excuser pour tant de choses….des choses dont elle ne se souvenait même plus….mais s’excuser pour cette femme indigne qu’elle était, cette mère mauvaise qu’elle avait été envers un fils malade qu’elle n’allait jamais pouvoir guérir, de quelconque manière que ce soit. Allait-elle retourner dans le monde des dieux avec ce goût amer dans la bouche, qui remplaça petit à petit celui qu’elle venait de te voler ? Elle en soupira à nouveau, ne réussissant définitivement pas à ouvrir la bouche pour prononcer une parole, aussi simple soit-elle. Elle ne faisait…que attendre. Comme elle l’avait toujours fait.*


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Murahiassa Keikoku
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MessageSujet: Re: Tu es à moi....à jamais ! [Privé]   Mer 11 Juin - 13:04

Il est des maladies incurables en ce monde, des maladies qu’aucun médecin ne pouvait soigner, des blessures qu’aucun onguent ne pouvait apaiser bien qu’on les en badigeonne de couches généreuses. Car comment insuffler la vie et l’espoir à ce qui ne portait plus aucun espoir ? Lorsque tout désir avait finit par disparaître d’un corps, comment lui réapprendre à percevoir l’éclat de ce monde alors qu’il était devenu aveugle ? Impuissant… Comme dans ces rêves idiots où la cruche en terre cuite se perce et que l’eau se déverse alors inexorablement de cet orifice sans que l’on ne soi capable de réfléchir à la manière de l’arrêter. Là, incapable d’agir, on ne pouvait que regarder avec une horreur inexpliquée le liquide se répandre hors de son récipient, comme la vie s’échappe lentement mais fatalement d’une personne. Impuissant… A partir de quel moment précisément Murahiassa avait-il commencé à mourir réellement ? Lorsque Fubuki, l’homme saint, avait rejoint le ciel qui finalement lui convenait mieux comme demeure, à lui, l’ange sans noirceur ? Ou cela n’avait-il pas commencé bien plus tôt, le jour où la flamme de sa véritable mère et de l’ensemble de sa famille avait été soufflée ? Le mal coulant à travers les veines de la jeune Ombre n’était peut-être pas l’unique fondement de cette maladie inconnue rongeant lentement son corps de l’intérieur. Non, ce mal trouvait ses racines bien plus profondément enfouies en son être, jusqu’au tréfonds même de son cœur. Une blessure dans l’âme ; c’est comme cela qu’il avait défini l’amour devant la déesse de la foudre un jour où ils auraient encore pu croire que tout cela était facile. « Vous aussi… vous avez une blessure qui ne peut guérir malgré tous vos efforts pour la panser ? » Car comment, à l’époque, aurait-il saisi autrement la nature inaltérable du lien les unissant tout deux au-delà même de l’amitié ? Mais aujourd’hui encore la plaie était béante, comme au premier jour où elle avait déchiré ses chairs, et le flot pourpre s’en échappant commençait à tarir en même temps que la volonté de Murahiassa s’essoufflait. Le jeune homme esquissa un sourire ironiquement amusé en son fort intérieur. Lui, mourir d’amour ? Que ce soit sous n’importe quel angle de vue, cela était sérieusement risible. Lui, qui avait toujours vécu seul, qui avait grandit dans la haine et la violence, finirait par succomber par la main de ce qu’il avait toujours rejeté. Pourquoi ? Car peut-être avait-il compris inconsciemment où tout cela finirait par le mener, peut-être l’avait-il tant est si bien rejeté dans l’espoir de ne pas être blessé. Mais son effort avait été si vain… La vie était bien cruelle avec les êtres qui la concevaient pourtant… Plus on aime et plus on meurt. Plus notre cœur s’emballe, tambourine et cogne comme un damné contre notre poitrine, et plus violemment il explosera un jour. A chaque instant Murahiassa mourait un peu plus à cause de l’amour, de la douleur d’avoir perdu ce qu’il pouvait autrefois appeler « bonheur ». Aimer ou être aimé, dans tous les cas tout finissait par disparaître, et non pour mieux renaître. La vie offre un présent puis le reprend finalement pour nous laisser sans attache, sans aucune espérance.

Même si nos chemins sont différents, nous nous comprenons et nous comprendrons toujours, je le sais. Je suis tellement désolé de voir qu’une blessure lacère votre cœur, mais je ne serais jamais celui qui pourra l’apaiser, comme vous ne pourrez jamais apaiser la mienne. Car cette souffrance fait partie de notre histoire respective, et jamais nous ne pourrons gommer ce passé qui nous blesse mais que nous conservons jalousement au fond de notre cœur, comme notre plus magnifique trésor. Un trésor mortel… Pourtant, marcher à vos côtés me donne de la force, me permet de prendre conscience que je ne suis pas seul. C’est pour ça que j’aurai aimé vous dire à quel point regarder votre dos devant moi me rassure. Mais je n’ai jamais trouvé les mots pour le dire, et je n’ai jamais prononcé ses phrases… Gomenasaï…

Murahiassa écarquilla les yeux lorsque tu te rapprocha de lui. Les mots étaient inutiles entre vous, avant même que tu ne le fasses, il savait déjà parfaitement où tu voulais en venir. Malgré sa surprise apparente qui parvint même à l’arracher de son « absence », il n’esquissa aucun mouvement pour t’arrêter, pour empêcher l’inévitable d’arriver. Finalement, vous l’aviez toujours su que les choses finiraient un jour comme cela. Prétendre le contraire aurait été un mensonge. Car tout cela ,’était qu’une vérité inavouée.
Tu avais à peine entamer ton mouvement pour te relever que tu sentis soudain quelque chose se refermer sur ton poignet dans une emprise dure, sèche. Avant même que tu ais pu réagir, amorcer le moindre geste de retrait ou la moindre parole, tu te sentis soudain basculer vers l'arrière jusqu'à ce que ton dos vienne heurter le tronc solide de l'arbre sur lequel vous vous teniez. Là encore, juste le temps d'afficher un air de surprise avant que les lèvres de Murahiassa ne viennent rejoindre les tiennes. Ce fut un baiser à la fois violent et profond. Mais un baiser cruel également... Alors qu'à travers cette union passionnée tu pouvais d'autant plus ressentir le froid s'étant emparé de ton "fils", une douleur fulgurante transperça ta lèvre inférieure. Un mince filet de sang coula alors le long de ton menton à ton cou, là où l'Ombre avait planté ses canines pointues. Il avait légèrement redressé le haut de son corps, rompant le contact de vos lèvres mais laissant son regard électrique plongé au cœur du tiens. Jamais il n'avait était aussi intense et froid à la fois.


" Pfff, vous croyez sérieusement que vous pouvez appeler cela de l'amour ? Des femmes avides de beaux et jeunes garçons j'en ai connu par dizaines à une époque ; si vous vouliez vous amuser avec moi, c'est à ce moment qu'il fallait venir. Je vous aurais certainement envoyé au septième ciel. Mais il y en a pleins d'autres des animaux comme moi pour assouvir vos désirs. En plus vous le savez au fond de vous, non ? Que pour moi vous n'êtes que la copie ratée d'un fantôme que vous ne pourrez jamais ni remplacer, ni égaler... "

Pourquoi ? Pourquoi disait-il tout cela ? Murahiassa aurait voulu s'arracher la langue de ses dents, se déchirer les yeux de ses ongles, s'infliger la plus horrible des souffrances pour s'arrêter. Mais les mots glissaient inexorablement hors de ses lèvres sans qu'il ne puisse rien faire pour les en empêcher. C'était comme si une seconde conscience supérieure à la sienne pliait son esprit à l'assujettissement, et lui soufflait à l'oreille ces phrases horribles qu'il s'entendait proférer avec horreur.
Portée par la brise glaciale des montagnes, une fine poussière dorée se déposa sur le kimono blanc du jeune homme et voleta autour de son visage. Murahiassa l'observa, suivit des yeux ses vas et viens flottant, envoûtant. Extrêmement envoûtant...

Ils avaient tout deux oublié, à quel point il était difficile parfois d’aimer.

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MessageSujet: Re: Tu es à moi....à jamais ! [Privé]   Mer 11 Juin - 18:08

*Bien qu’elle ne te regardait pas, la jeune femme comprenait ton silence. Après tout, qu’y avait-il à dire ? Si la vie était imagée comme des chemins, nous aurions pu en voir certains se longer, parallèle, durant un temps incertain. Comme si une main tendue tentait de les rassembler, en vain….puis….inexorablement…ils se quittaient, d’une manière ou d’une autre. L’un s’arrêtait tandis que l’autre était obligé de continuer, l’un tournait, l’autre ne pouvant pas le suivre, etc. La jeune femme ferma alors les yeux, agissant sans se rendre compte de ce qu’elle était entrain de faire. Le pouvoir de construire….ou celui de détruire…le quel des deux étaient entrain de l’emporter sur l’autre ? Sous ses paupières, régnait un noir pourtant chaleureux, qu’elle pensait pouvoir garder. Cette sensation qu’elle t’avait donnée lui avait arraché quelque chose du cœur. Un bout d’elle même ? C’était comme une plaque de pétrole que l’on retirait de la mer pourtant si belle, noircie par une substance immonde et visqueuse. Le cœur et l’âme de la Sandaime pouvait être imagé comme ceci. Une mer salée, belle mais amère…polluée par une nappe phréatique sombre et horrible, détruisant et tuant tout sur son passage. Elle le savait pourtant…elle l’avait même appris à une personne il y a longtemps de cela, bien qu’elle l’ait oublié…l’amour peut être l’arme la plus puissante….mais aussi le point faible le plus terrible. Elle s’était enfoncée là-dedans…et comme un oiseau pris au piège dans l’or noir, il s’englue, puis finit par mourir, asphyxié. Depuis combien de temps la jeune femme n’avait-elle plus respirer ? Depuis combien de temps faisait-elle semblant d’avoir de l’air dans les poumons ? Il lui semblait que ce qu’elle venait de faire passer dans sa bouche lui avait permis de pouvoir souffler…au moins une fois. C’est lorsqu’elle voulu se retirer qu’elle fut surprise. Un serpent entoura son poignet fin, une montagne la poussa en arrière, un roc lui percuta le dos…et pourtant, elle n’avait rien fait pour se débattre…elle n’avait fait qu’entre ouvrir les yeux, de surprise. Elle ne les avait même pas totalement ouverts. Ses cheveux blancs, suivant le mouvement rapide du reculons, vinrent te caresser le visage, enveloppant les deux jeunes gens dans un rideau entourant un sentiment exigu que seuls les deux shinobis pouvaient voir, toucher et sentir. Le rideau tomba cependant. Urd fronça légèrement les sourcils lorsqu’elle sentit une douleur irritante dans sa lèvre. Le serpent l’avait mordue. Une sensation alors humide et chaude coula le long de sa lèvre, venant se perdre le long de son cou frêle, avant de s’étaler sur son collier, donnant une vision étrange à cette rougeur inondant l'argent pur de son cadenas. Déjà, elle sentait sa lèvre gonflée sous la douleur, mais elle n’eut à nouveau aucun mouvement de recule, ni de douleur, hormis le faible mouvement incontrôlé de ses sourcils. Sans qu’elle ne puisse savoir la raison exact, elle referma les yeux, absorbant la douleur qui lui vrillait la bouche…mais absorbant également le froid fulgurant qu’elle ressentait émaner de toi. Elle était comme Mère Nature qui tentait de panser les plaies de notre très chère planète. Si elle était la beauté de la forêt, de la nature, tu étais le froid et l’hiver qui vint souffler sur ses pousses, les gelants. Il y avait un temps pour tout…même pour le froid hivernal…..Même l’Océan se noie dans une goutte de tendresse….mais….un océan gelé… ? Relevant ses paupières, te montrant à nouveau l’indigo profond de ses pupilles, la jeune femme écouta tes paroles, alors que tu la tenais toujours fermement. Elle aurait pus tenter de s’en aller, elle aurait pu tenter de te repousser après ses mots. Elle ne fit rien. Elle ne tentait même pas d’arrêter la petite hémorragie qui lui noyait la langue. Sans qu’elle ne puisse rien contrôler, sans qu’elle ne puisse comprendre quoique ce soit, elle eut un flash énorme. Tu disparu de sa vision, comme floué puis dissipé. Elle vit en face d’elle un homme sans sourire, lui parlant d’un ton sec et ferme, menaçant et froid….et….elle tenait quelque chose de précieux et de fragile dans ses bras. *



*Ecarquillant les yeux, te démontrant son horreur sous se souvenir oublié, la déesse se contenta alors de gémir de douleur, ne se débattant toujours pas. Elle abaissa ensuite soudainement la tête, faisant disparaître son visage déformé par l’horreur. Serrant les dents, accentuant la coulée de sang de sa lèvre, elle plissa les yeux, tentant de calmer les pulsions de son cœur qui s’était soudainement emballer. Mais….il n’était pas partit pour de la peur….mais pour un amour sincère et profond qui….avait été repoussé, laminer puis jeter. Regardant les gouttes rouges tombés sur le tronc d’arbre sur le quel ils étaient assis, la jeune femme se mit alors à cracher ce qu’elle avait dans la bouche. Non….elle ne voulait pas que ce goût de fer l’emporte sur la douceur de tes lèvres….mais tu pus sentir dans son poignet un soubresaut. Elle riait. Elle avait peut-être perdu la raison ? Relevant un visage amusé, mais toujours déformé par un rictus tendu et étrange, la jeune femme prit la parole, amusée….et pourtant triste à en mourir. Tu avais replanté excalibur dans une blessure qui venait à peine de se refermer pour la jeune femme. Elle avait peut-être oublié son amour passé…mais elle n’avait pas oublié ses sentiments. *


- Murahiassa….Je ne suis pas amoureuse de toi. Je t’aime, mais pas de la même manière que l’ont pourrait le croire. Je t’aime plus que de l’amitié, je t’aime moins que l’amour. Je t’aime comme une mère qui va perdre son fils pour la seconde fois.

*Là, elle tourna la tête, comme si elle cherchait ses mots. Elle ne voulait pas dire par là qu’elle allait repartir….mais elle le sous entendait. Tu avais été cru, elle venait de l’être. Tu avais laissé ton Ombre la mordre, lui transmettant son venin…elle venait de te montrer les yeux de son côté démoniaque. A nouveau, un sursaut fit rebondire légèrement son corps, puis elle reprit, d’une voix légèrement tremblante.*

- Je ne sais pas pourquoi….mais…j’ai toujours eu l’impression d’être un fantôme ici….alors…tu ne m’apprends….vraiment….rien.

''Et pourtant....il me semble déjà avoir cru en des personnes, qui pouvaient parler aux personnes mortes, pouvant leur redonner vie. Je pensais que tu était l'un d'eux....pensais-tu la même chose de moi ? ...Me serai-je à nouveau trompée ? ... à nouveau ? "

*Elle te regarda , son visage avait retrouver sa douceur, mais il avait également gagné de la tristesse contenue. Elle avait oublié ce détail. Tu venais de lui rappeler. Levant une main vers son visage, la jeune femme essuya le sang qui l’avait souillée, puis elle cracha une nouvelle fois….ça semblait ne pas vouloir se refermer… Oui elle t’aimait…elle devait bien se l’avouer à elle-même…mais tout ça…était si différent…qu’elle n’avait pas su trouver d’autres mots que ceux qu’elle t’avaient prononcés. L’amour, c’est un tout….ce n’est pas que du dévouement et de l’abnégation….mais il vaut mieux connaître la vérité….plutôt que de vouloir croire à un mensonge….Si l’ont croit à un mensonge…..est-on seulement heureux ? Tout était si compliqué….et pourtant, les complications n’existent pas, c’est bien connu. Nous les créons. Soupirant en affaissant ses épaules, la jeune femme plongea son regard dans le tiens, avant de redresser ses mains et te prendre à son tour tes poignets d’une façon ferme. A présent…elle voulait rentré chez elle. Fuir à nouveau, pour le bien de son âme. Mais…elle ne voulait pas le faire…avant d’avoir pu accomplir quelque chose…qu’elle ignorait cependant. Elle n'avait plus rien à faire ici....elle n'avait jamais rien eu à faire ici....Alors pourquoi était-elle venue ? Pourquoi, un jour, a-t-il fallu qu'elle quitte son domicile paradisiaque pour descendre dans cet enfer ? Avait-elle seulement accomplit une chose ? Elle voulait une dernière chance....Le vent qui vint faire danser une poussière de neige autour de ton visage, vint également se mêler à la blancheur de la chevelure de la jeune femme qui te regardait toujours. Tout semblait s'être arrêté pour Urd qui était prise entre deux feux qui l'a consumait à chaque instant, un peu plus. Elle allait bientôt mourir brûlée vive si ça continuait...Mais, ce n'était pas des choses qui se disaient, ni s'avouait. *




[Merci pour ta réponse =) ]
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MessageSujet: Re: Tu es à moi....à jamais ! [Privé]   Jeu 12 Juin - 16:47

L’emprise serré de Murahiassa autour des poignets de la déesse se détendit, sans pour autant disparaître. Redressant de nouveau son échine pour s’éloigner encore un peu plus de l’ancienne Kage, le jeune homme la lâcha enfin, laissant ses bras retomber seuls et sans douceur à ses côtés. Il l’abandonnait. L’abandonnait à la douleur que ses paroles cinglantes avaient réveillé en elle avec la délicatesse d’un poignard acéré. La distance qui séparait dorénavant la « mère » et le « fils » était significative et symbolique ; plus jamais celle-ci ne serait comblée par leur deux corps. Elle était devenue un gouffre de non-dits, d’occasions manquées, de mensonges et de rêves foulés du pied. De construire et de détruire, l’amour avait fait le choix de s’anéantir. Pour le meilleur ou pour le pire ? La réponse cette question devrait rester à jamais une énigme, puisque ni l’un, ni l’autre, ne désirait prendre conscience de qu’il devait perdre ou gagner ici. Cela les aurait forcé à revenir en arrière, à établir un constat funéraire sur leur vécu commun, sur ce bout de chemin qu’ils avaient parcouru ensemble avec, toujours, cette petite espérance sourde et inconsciente qu’un jour leur chemin ne ferait plus qu’un. Or, l’on sait bien que les grands invalides du cœur on cette tendance fâcheuse ou joyeuse, comme vous le préférez, d’étouffer leur passé, ses minutes et ses heures, au profit de l’illusoire apaisement de l’oubli. Mais au moment de détruire la page empoisonnée de notre histoire, à l’instant où le son des premières déchirures atteignait nos oreilles, la seule pensée de se séparer de ces souvenirs était aussi douloureuse que d’arracher un fragment de notre âme. J’ai voulu déchirer la page sur laquelle j’avais écris ton nom pour la jeter dans le feu de l’oubli, mais une fois le livre de notre histoire entre les mains, je n’ai pu que le serrer contre ma poitrine en me balançant comme un enfant, d’avant en arrière, replié sur moi-même.
Murahiassa n’avait pas le pouvoir de remonter le cours du temps, d’effacer ce qui avait été fait, ce qui avait été dit. Et même s’il l’avait eu à portée de main, il n’aurait certainement pas tendu le bras en avant pour s’en saisir en cet instant. Il entendit vaguement les paroles de Urd, mais il ne les écouta pas. A quoi bon dorénavant ? Puisque leur chemin avaient fini par se tourner résolument le dos. Mais à quoi ça sert que le tiens continu sans le mien ? A rien… rien… Le film de votre mémoires se rembobinait dans la tête de Murahiassa : il veillait sur toi alors que tu travaillais tard à ton bureau, il te tenait par la main comme un enfant qui découvrait un nouveau monde étrange, il te souriait à travers la vitre d’une petite fenêtre, il franchissait les portes du village pour rejoindre Hebi, il te portait sur son dos meurtri alors que tu étais toi même inconsciente, il te faisait cette promesse insensée à l’époque de te protéger à jamais… Tout s’effaçait au fur et à mesure que les souvenirs défilaient, tout disparaissait, comme si ces instants n’avaient jamais existé. Cette histoire n’avait jamais été écrite, ni raconté, et elle ne le serait jamais. Il était temps d’y mettre un terme, de poser le point final, unique tache noire, au bas de ces pages blanches. « Tu ne portes aucun espoir en toi Murahiassa. Tout, tout meurt autour de toi, tout se gèle et se glace. », « Tu ne mérites pas de vivre, démon ! », « Erreur de la nature, meurs ! », « Il n’est pas mon fils, il est l’espoir de notre clan, je préfères renoncer à mes sentiments pour lui. »… L’Ombre sentit les doigts de Urd se refermer à son tour sur ses poignets, inversant leur position. Mais tout cela lui paraissait sérieusement sans importance. Oui, tout n’était qu’illusion aujourd’hui, tout était si irréel. Une seule pensée concrète s’imposait à son esprit : pourquoi. Pourquoi le petit Murahiassa, faible et chétif, s’était-il accroché comme un damné pendant tout ce temps à la vie ? se relevant toujours à chaque nouvelle chute, aussi profond soi le fossé. Fallait-il qu’il ait voulu… vivre ? Je veux vivre ! Je veux vire, je veux vivre ! Laissez moi encore une fois voir l’éclat du soleil, laissez moi encore une fois voir demain ! Le Murahiassa adulte avait bien changé du petit et pourtant… il était toujours aussi minuscule, et il entendait toujours dans un coin de sa tête ce cri désespéré d’enfant voulant goûter la vie, suppliant ses bourreaux de lui accorder un nouveau répit. Mais à quoi bon l’écouter encore ? Il ne lui restait plus qu’un goût affreusement amer à présent, il ne restait plus que la mort pour abréger les instants de cette survie miséreuse et pitoyable. Plus que la mort pour guérir la vie…




Le sang gicla sur la neige, traînée écarlate fendant l’immaculée blancheur scintillante. Murahissa s’était relevé et tenait Urd contre lui, avec une tendresse froide. Il avait passé son bras gauche par dessus l’épaule de la jeune femme pour glisser sa main derrière sa tête, la soutenant ainsi et l’amenant à reposer contre son sternum alors que ses doigts s’emmêlaient dans ses longs cheveux argentés. Il ne voulait pas voir son visage, il ne voulait pas voir disparaître l’éclat de ses pupilles indigo. Mais il sentait le sang couler, couler, couler le long de son bras droit qui était passé au travers du corps de la déesse pour la transpercer en plein cœur. C’était… si chaud. L’Ombre resserra son étreinte autour de la tête de sa « mère », la serrant contre lui, enfonçant un peu plus son bras droit dans sa poitrine. Par dessus l’épaule de Urd, il pouvait voir sa main, son poignet et son avant bras ensanglantés ressortir de la plaie, de petits éclairs les parcourant. Tout s’était déroulé extrêmement rapidement. Le temps d’un battement de cils, il avait mis un point final à leur histoire… Il ne restait plus qu’à relever la plume du papier.
Combien de temps resta-t-il comme cela, sa « mère » contre lui, son bras passé au travers de son corps ? Il n’en avait aucune idée. Une seconde, une minute, une heure ? Qu’importe… Murahiassa se sentit aspirer par les limbes noires, ses jambes se dérobèrent sous son poids et il bascula alors dans le vide, son bras s’extrayant du corps de la déesse. L’un mort, l’autre vivant, ils étaient deux oiseaux auxquels le soleil avait brûlé les ailes. Mais ils l’avaient vu de si prêt, que peu de gens pouvaient en dire autant.

Finalement, il avait trouvé le moyen d’être celui qui aurait le pouvoir de te guérir, de te libérer de ta douleur…

Aujourd’hui encore, il fait si froid… si froid en moi…
…. si… froid…

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MessageSujet: Re: Tu es à moi....à jamais ! [Privé]   Jeu 12 Juin - 18:18

*Elle ne pouvait que te regarder…S’attardant sur la sensation que ses cheveux lui faisait sur le crâne, ses cheveux se balançant dans le vent. Elle cligna des yeux, intriguée par quelque chose….non…ceci n’était pas de la neige….c’était…de la poussière dorée ? Fronçant les sourcils, la jeune femme subit à nouveau un flash…et compris. Ses yeux violets se posèrent alors dans les tient d’une manière presque paniquée. Elle venait de comprendre….Elle était la saleté qu’il fallait vite balayer ! Elle était l’insecte nuisible qu’il fallait vite écraser ! Elle était…celle qui avait toujours été de trop….Pourquoi avait-il fallu qu’elle descende sur terre en ce jour orageux et tempétueux ? Puis, tu l’as tira de ses rêveries, de ses songes sombres. Tout allais si vite….et pourtant….dans la tête de la Sandaime, tout allait au ralentit. Elle grava chaque dixième de secondes de cette instant. Ton regard fulgurant de compassion maladroite mélangée à un sentiment plus profond qui pouvait ressembler à de la tristesse. Cette main qui se leva, faisant apparaître de petits éclairs entre ces doigts fins…Alors….c’était ainsi que tu voulais terminer le livre ? C’était ainsi que tu voulais que cela cesse ? En gribouillant la fin, en ne voulant pas chercher plus loin, une solution plus simple ? Tu fuyais à nouveau ? Qui est-ce qui fuyait qui ? et quoi ? La jeune femme hésita un instant à fermer les yeux….mais non, elle voulait te voir jusqu’au bout. Toi qui avait été le second en qui elle avait placé tant d’espoir….toi qui étais venu vers elle en lui faisant une promesse saugrenue. Toi qui l’avais écoutée et suivie sans jamais t’en lassé. Toi qu’elle avait aimé comme une mère. Sa peau s’ouvrit, comme du beurre fondant sous la lame d’un couteau à vif. Toi qu’elle croyait. Un sourire caché, que tu ne pu voir qu’en toi…mais trop concentré par ce que tu étais en train de faire…*

‘‘Baka….’’



*Son cœur fut agrippé par cinq serres mortels. Avait-elle déjà ressentit une douleur pareil ? était-ce de la douleur ? Comme si tout ce qu’elle avait accumulé en elle fut libéré. Se fut au même temps, une délivrance….et un emprisonnement. De l’emprisonnement à la délivrance…de la délivrance à la mort. La liberté n’avait pas de prix. La vouloir en avait. La vie…ne nous est pas seulement donné, il faut la mériter. Qu’avait-elle fait de travers ? Qu’est-ce qui faisait qu’elle devait impérativement mourir de la main de ceux qu’elle aimait ?? Dieu…Pourquoi infligé un tel châtiment à une femme si dévouée ? Elle sentit son cœur battre entre la peau de tes doigts. Elle en versa sa tête en arrière, ses ailes plumées sortant de son dos, sans qu’elle puisse se retenir, son ange, apparaissant dans un cri d’agonie strident. Elle gémit. Un gémissement de douleur….et de remerciement. Jusqu’à la fin, la déesse n’avait jamais poussé un cris de douleur….jamais, durant sa longue et pénible vie….Pas si pénible que ça. *


‘‘Dit….c’est comment mourir ?’’
‘‘Et bien…je pense que….c’est…comme naître….seulement c’est à l’envers….’’


*Elle sourit. Sa joue vint percuté ton épaule, tes cheveux blonds lui cachant son visage, ses mains pendant dans le vide. Elle respirait encore…elle vivait encore….elle agonisait….elle aurait très bien pu mourir rapidement, selon sa volonté…mais non. Elle voulait t’avoir, à jamais ! Mais l’irréparable avançait. Sa vue se troubla, tout en gémissant. Etait-ce des gémissements de douleur ? ou tentait-elle de dire quelque chose ? Elle perdit la vue….Plus jamais, elle n’allait pouvoir admiré le soleil qui se couchait, ce paysage qu’elle aimait tant depuis son bureau. Plus jamais, elle n’allait pouvoir regarder tes yeux pourtant si magnifiques. Non ! Elle ne voulait pas se laisser aller ! Dans un ultime effort, elle redressa ses bras, les entourant derrière ta nuque. Un geste si tendre, qu’elle avait toujours fait….habituel….Elle gardait son sourire….elle voulait encore te sentir. Elle te sentait toujours….tes cheveux entre ses doigts, son cœur entre les tient. Savais-tu que tu tenais un coin de paradis ? Si accueillant, si beau….que personne n’en avait voulu. Sa bouche prêt de ton oreille, tu pouvais entendre les petites plaintes de plus en plus faible de la jeune femme. Puis un mot….un simple mot…qui ne tenait qu’à toi, d’en saisir les véritables sens.*

- Ta….da…y….ma….

*Cette chaleur qui t’avais sans cesse entouré depuis des années…la chaleur de la plume que tu portais autour de ton cou…les battements du cœur de Urd….Tout disparu. Ses bras te lâchèrent, retombant contre ses côtes ensanglantée. Elle resta là, contre toi. Sans vie….Puis le vide….se fut l’ultime danse de la cascade d’étoiles blanche qu’était la chevelure de la déesse du passé. Elle tomba dans la neige, sans retenue, dans un bruit sourd. Ses cheveux finirent par mourir eux-aussi, se déposant délicatement sur le visage de la jeune femme, cachant un de ses yeux….ses beaux yeux qui avaient perdus tout leur éclats et se léger sourire....figé sur son visage sans vie. *



*Du temps s’écoula alors….mais un temps aussi court que long. Les trois triangles sur le visage de la déesse s’illuminèrent alors, puis créèrent un rayon de lumière qui alla joindre les cieux. Le diamètre augmenta…jusqu’à envelopper le corps sans vie de Urd. Puis, elle disparu. Sans explication, sans lumière, elle s’effaça, simplement. Tout comme elle était venue à cet endroit même, il y a de cela une vingtaine d’années. Elle était apparue dans un éclair. Elle disparaissait dans un éclair. Exactement au même endroit…devant les portes du village qui avait tout vu. Sa naissance, son adolescence, son règne, ses peurs, ses doutes, ses joies, ses humeurs….puis sa mort. Personne allait regretter cette femme, sans aucun doute. *

*Etrangement…le froid, à l’intérieur de toi, fut à nouveau troublé. Le collier…était à nouveau chaud….cette chaleur revint. Petit à petit, elle t’enveloppa à nouveau….et ne te quitta plus. Tout provenait de la plume en argent….le même argent que celui du cadenas qui emprisonnait la gorge de la jeune femme. La clé. La boucle était bouclée….et elle allait tenir sa promesse qu’elle t’avait faite, avant de partir. Elle serai avec toi…jusqu’au bout. *

*Et là ou la chaleur faisait fondre la glace, la vie naissait. En y regardant à deux fois….un cerisier naissant était entrain d’apparaître…bravant la froideur des montagnes….se nourrissant du sang divin de cette femme disparue. *



‘‘Deux roses sur une branche. L’une se fana et mourut. L’autre n'y survécu. ‘‘
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Qu'importe que le vent hurle, la montagne, elle, jamais ne ploie devant lui

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An'juu Kisuke
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MessageSujet: Re: Tu es à moi....à jamais ! [Privé]   Jeu 12 Juin - 19:08

« Nooooooooooooooooon ! »

An’juu s’élança en avant, hurlant avec toute la puissance que la force de sa voix pouvait lui accorder. Mais il savait qu’il était trop tard… Trop tard pour stopper le mouvement mortel qu’il venait d’apercevoir. Alors qu’il courait comme jamais il ne se souvenait avoir couru- à par peut-être quand il était petit et s’était fait courser par une chèvre de son père, mais là encore… non, rien à voir en fait- l’anbu vit avec horreur le sang gicler dans l’air avant de se répandre par éclaboussures disparates dans la neige. Progressivement, ses jambes cessèrent leurs mouvements, de la course effrénée il passa au trottinement, au pas, puis se stoppa, laissant ses bras pendre le long de son corps et sa poitrine se soulever rapidement suite à l’effort soudain et violent qu’il avait imposait à son corps. Le Kisuke n’en revenait pas, la bouche légèrement entrouverte, le regard écarquillé par la surprise et l’incompréhension à la fois. Il ne pouvait que rester là, figer sur place, alors qu’il regardait, contrit, le tableau macabre qu’il avait sous les yeux. Quoi faire ?! Il était un shinobi de ce village, il faisait même partit de l’élite, il était la doublure de Murahiassa ! Alors pourquoi n’arrivait-il pas à bouger, pourquoi n’arrivait-il pas à savoir quoi faire ?! C’était comme si une main invisible l’avait forcé à plonger sa tête dans de l’eau glacée, le froid paralysant son cerveau. Mais alors que An’juu se trouvait en proie au désarroi, les deux corps chutèrent soudain dans le vide. Ce mouvement de chute libre déclencha un signal en lui. Recouvrant soudain ses moyens, l’anbu se précipita alors de nouveau vers l’avant, juste assez tôt pour parvenir à réceptionner à temps le corps du jeune Kage. Il savait ce dernier de constitution fragile, si jamais il l’avait laissé chuter de cette hauteur, il se serait certainement briser un os, et peut-être même la nuque.
« Murahiassa ? Murahiassa tu m’entends ? Répond moi ! »


Pas de réponse, l’adolescent gardait les yeux clos. Craignant pour ses jours, l’anbu colla précipitamment son oreille contre sa poitrine pour percevoir les battements de son cœur. Ils étaient faibles… très faibles, mais ils étaient bien là. An’juu laissa échapper un profond soupir de soulagement. Jusqu’à ce que son regard se pose sur le corps de Urd-sama, l’ancienne chef du village. Le trou béant et encore sanguinolent dans sa poitrine parlait de lui-même : elle était morte. Allongeant délicatement son Kage dans la neige, le Kisuke entreprit de recouvrir la dépouille de la femme avant d’appeler une équipe de renfort ; par respect et décence envers celle qui les avait gouverné pendant de longues années avant de disparaître mystérieusement, puis brutalement à jamais. Mais à peine avait-il fait un pas en sa direction qu’une lumière aveuglante enveloppa son corps tandis que le grondement retentit dans le ciel avant que la foudre ne s’abatte sur elle. Levant les bras pour se protéger du souffle que le phénomène dégagea, An’juu sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Il ne s’était pas attendu à cela ! Il n’eut toutefois pas le temps de réfléchir la chose, une dizaine de ninja alertés par la foudre courant dans sa direction.

« Que… Qu’est-ce qui s’est passé ?! »
« Raikage-sama ! Qu’est-ce que cela veux dire ?!! »
« C’est Urd-sama ? Elle est morte ?! »

An’juu leva les bras en l’air, les murmures, pleurs et cris se taisant d’une traite.

« S’il vous plaît, calmez-vous. Kutsy et Misharu, transportez Keikoku-san dans mon bureau immédiatement et restez à ses côtés jusqu’à ce que j’arrives. Loki, Miyake, empêchez les gens de sortir du village pour venir voir ce qu’il se passe : dites leur qu’il y a eu un accident mais que vous n’êtes pas autorisé à en dire plus pour le moment. »

« Bien Raikage-sama ! »


[ Topic clos, une suite pour l'enterrement et tout sera organisé bientôt !]
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Tu es à moi....à jamais ! [Privé]

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